« « Mithly » est un jeu de mots : le titre signifie à la fois « homo » et « comme moi » en arabe.
La publication qui fait figure de véritable révolution dans les milieux des activistes libertaires se passe sous le manteau. La version papier a été tirée en 200 exemplaires, imprimés à Rabat, en toute clandestinité.
A l’origine, Samir Bargachi, coordinateur général de Kif-Kif, l’association de défense des LGBT (Lesbiennes, gays, bisexuels et transexuels) marocains. L’éditorialiste de Mithly raconte :
« C’était tout simplement impossible d’obtenir un numéro de dépôt légal et une autorisation de publier. »
L’article 489 du Ccde pénal marocain punit de six mois à trois ans d’emprisonnement et d’une amende « les actes licencieux ou contre nature avec un individu du même sexe ».
Selon l’association Kif-Kif basée à Madrid, plus de 5 000 homosexuels auraient purgé des peines de prison depuis l’indépendance du Maroc en 1956.
C’est sur le site Internet de Mithly que les fondateurs du mensuel misent pour toucher un plus grand lectorat.
Par Zineb El Rhazoui Suite sur Rue 89




